« VENEZ A MOI… »

Alors que s’ouvrent devant nous les mois d’été, Jésus nous adresse un appel :

     « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,
et moi, je vous procurerai le repos. 
»

La pandémie que nous venons de traverser, et qui hélas n’est pas finie, a bouleversé le monde entier. Si certains ont vécu ces mois de confinement avec profit en retrouvant un certain équilibre de vie, d’autres l’ont vécu plus difficilement, voire douloureusement. L’avenir, plein d’incertitudes, peut susciter des inquiétudes… Voilà pourquoi il est bon de ne pas céder à la peur mais d’entendre cet appel de Jésus : « Venez à moi… » Pendant l’été, quelle place vais-je donner au Seigneur pour la prière, la louange, et la méditation ?

L’appel de Jésus est assorti d’une belle promesse : « Je vous procurerai le repos. » Le repos qu’il nous promet nous donnera des forces nouvelles pour l’aimer davantage et le servir. Pendant l’été, quelle place vais-je donner aux personnes qui sont âgées, malades ou isolées ou aux personnes qui traversent des difficultés. Suis-je prêt à consacrer un peu de mon temps aux autres ?

L’été est également propice pour retrouver un contact plus familier avec la création. Notre pape François a lancé une année Laudato Si’. Pour marquer le 5ème anniversaire de cette encyclique sur la sauvegarde de la maison commune, il nous encourage à revenir sur ce texte fondateur et à nous engager résolument sur le chemin de la conversion écologique qu’il appelle de tous ses vœux. Avons-nous pris le temps de lire ce que le pape François nous a écrit ? Si ce n’est pas le cas, il n’est pas trop tard pour le faire. En lisant ou en relisant ce texte, cherchons à bien comprendre ce qu’il nous dit, à la lumière du beau modèle qu’est saint François d’Assise :

« C’est le saint patron de tous ceux qui étudient et travaillent autour de l’écologie, aimé aussi par beaucoup de personnes qui ne sont pas chrétiennes. Il a manifesté une attention particulière envers la création de Dieu ainsi qu’envers les pauvres et les abandonnés. Il aimait et était aimé pour sa joie, pour son généreux engagement et pour son cœur universel. C’était un mystique et un pèlerin qui vivait avec simplicité et dans une merveilleuse harmonie avec Dieu, avec les autres, avec la nature et avec lui-même. En lui, on voit jusqu’à quel point sont inséparables la préoccupation pour la nature, la justice envers les pauvres, l’engagement pour la société et la paix intérieure.1 »

Je vous souhaite un bel été et vous assure de ma prière.

Père Olivier de Rubercy

1Pape François, Lettre encyclique Laudato Si’, 24 mai 2015, n. 10.