SAISI DE COMPASSION… (Marc 1, 40)

« La compassion est un sentiment qui rend sensible aux souffrances d’autrui. » telle est la définition du dictionnaire.

Dans l’Evangile de ce dimanche, Jésus nous indique le chemin : devant le lépreux, Jésus est pris d’une immense compassion pour cet homme. Il est révolté contre ce mal dont il est atteint.

Comme le Christ, laissons-nous émouvoir ; à son exemple, agissons.

Dans son message à l’occasion de la 29ème Journée Mondiale du Malade, le pape François souligne qu’il faut réserver « une attention spéciale aux personnes malades et à celles qui les assistent » et, tient à « les assurer de la sollicitude et de l’affection de l’Eglise. »

Il attire notre attention sur le modèle de comportement que nous offre Jésus ; « il propose de s’arrêter, d’écouter, d’établir une relation directe et personnelle avec l’autre, de ressentir empathie et émotion pour lui ou pour elle, de se laisser toucher par sa souffrance jusqu’à s’en charger par le service » à l’exemple du bon Samaritain qui vit ce pauvre homme dépouillé et fut saisi de compassion.

Notre programme est dans cette phrase. Ouvrons les yeux et cherchons nos absents, en particulier ceux qui ne peuvent plus se rendre à l’eucharistie le dimanche du fait de leur grand âge ou de leur santé.

Contactons-les en leur portant la feuille Dominic@les, en dialoguant et surtout en les écoutant, éventuellement en leur proposant de leur porter la communion voir même de réfléchir le cas échéant au sacrement des malades.

Être proche de celui qui souffre physiquement ou moralement n’est pas une option, « nous sommes appelés à être miséricordieux comme le Père et à aimer en particulier nos frères malades, faibles et souffrants ». Tous ceux qui ont fait l’expérience de la maladie savent combien la sollicitude des autres est primordiale. « La proximité est un baume précieux qui apporte soutien et consolation à ceux qui souffrent dans la maladie »… « Et nous vivons cette proximité, non seulement personnellement, mais aussi sous forme communautaire : en effet, l’amour fraternel dans le Christ engendre une communauté capable de guérison qui n’abandonne personne, qui inclut et accueille, surtout les plus fragiles. »  (Pape François)

C’est donc l’esprit diaconal, c’est-à-dire l’esprit de service surtout envers les plus fragiles qui rendra vraiment notre communauté vivante et missionnaire. Cela concerne toute l’Eglise « Corps du Christ ».

« Faisons en sorte que personne ne reste seul, que personne ne se sente exclu ni abandonné ». (Pape François)

Patrice Laurence, diacre,
Chargé de la communion à domicile et de l’attention aux personnes malades ou isolées.

Lisez l’intégralité du message du Pape pour la journée des malades : http://www.vatican.va/content/francesco/fr/messages/sick/documents/papa-francesco_20201220_giornata-malato.html