09 Jui 2011

Vivre en communion - Un peu d'histoire - Eglise Saint Vigor

par admin

L'église Saint Vigor de Marly-le-Roi

Son histoire

En 1681, Louis XIV décide la fusion des deux paroisses existantes :

  • Marly le Bourg ou Marly d'en bas : église dédiée à Notre Dame, et Prieuré dédié à Saint Etienne, diacre choisi par les apôtres, martyrisé, lapidé vers les années 35-36 (Actes des Apôtres, chapitres VI-VII) ; l'ensemble tombe en ruines, est détruit en 1679-1702.
  • Marly le Chatel ou Marly d'en haut : domaine des Montmorency, église dédiée à Saint Vigor, construite vers 1080. A la prière de son épouse, Adélaïde de Savoie, Louis VI le Gros donne à l'église de Marly, une partie des reliques de Saint Vigor, trouvées à l'église de Saint Frambourg (Senlis).

Saint Vigor, né à Arras, au temps de Childebert 1er meurt en 537 ; il a exercé son apostolat dans la région de Bayeux, dont il devient évêque vers 510.

En 1689, consécration de l'église actuelle, construite à la demande de Louis XIV en un an, sous la direction de Jules Hardouin Mansart : les deux saints (Etienne et Vigor), patrons des deux Marly, sont réunis pour patronner la seule église de Marly, que nous connaissons aujourd'hui, seule construction avec l'abreuvoir qui date de Louis XIV.

Cette église, de dimensions restreintes, 750 m2, est construite à l'économie : pierres récupérées de l'église du castrum antérieur, tuiles de l'église de St-Germain, boiseries de Versailles… Elle est orientée Nord-Sud.

Portail surmonté d'un fronton triangulaire sans sculpture, détaché de la couverture, sommée d'une grande croix fleurdelysée, qui a survécu à la Révolution.

Clocher, dont la flèche s'élève à 42 m ; 4 cloches à l'origine, dont 3 descendues et livrées à Versailles où elles furent fondues en 1794 (la Révolution ayant besoin de bronze). La grosse cloche restante, 3500 livres, descendue en 1824, donne naissance aux deux cloches actuelles, fondues sur la place même du Verduron : toutes deux baptisées Antoinette-Eléonore.

L'église est inscrite en 1977 à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

Visite rapide

Dans cette église, si vous y passez rapidement…

  • Ayez une pensée et adresser éventuellement une prière à Saint Thibaut.
Né vers 1200 au château qui se trouvait à l'emplacement morne de cette église, il mourut en 1247 abbé de l'abbaye des Vaux de Cernay, dans la vallée de Chevreuse.
Son souvenir est évoqué sur le vitrail de la chapelle de gauche : le roi Saint Louis et son épouse Marguerite lui demandent d'intercéder pour que soit exaucé leur vœu d'avoir une descendance. Le saint leur présente un plateau avec dix fleurs de lys.
  • Admirez le Maître-Autel, don de Louis XIV.
Il fut un temps l'autel de la chapelle provisoire du Château de Versailles. A noter que c'est devant cet autel, alors à Versailles, que fut célébré en octobre 1683, le mariage morganatique du Roi et de Mme de Maintenon.
Anges de Jouvenet (1681) en bols sculpté, dorés à l'origine. Ces deux anges sont des spécimens remarquables de la sculpture décorative du XVIIè siècle.
Le tableau du centre a remplacé en 1862 une copie d'une œuvre de Corrège de 1710. Il évoque la prédication de Saint Vigor contre les idoles païennes.

Voyez aussi :

  • >>> les fonts baptismaux en marbre rosé, offerts par Louis XIV ;
  • >>> au dessus, un tableau inspiré de Mignard représentant Sainte Françoise Romaine sous le traits de Madame de Maintenon ;
  • >>> dans la chapelle du fond à gauche, la statue de la Vierge à l'enfant, œuvre de Robert Le Lorrain (1706), couramment appelée « Notre-Dame de Marly » ;
  • >>> dans le collatéral ouest, un confessionnal du XVIIIème siècle en chêne magnifiquement sculpté;
  • >>> le nouvel orgue, complètement reconstruit en 1990-92.
Compléments

Pour mémoire : le Presbytère a été construit à la même époque par J. H. Mansart ; il n'a pratiquement pas changé, à quelques adaptations près, au moins pour les 2 niveaux inférieurs.

Nota : pour de plus amples renseignements et l'histoire de cette église, consulter la plaquette éditée en 1989 : « Saint-Vigor et Saint-Etienne » par L. Reversat, au presbytère.