LE SACREMENT DES MALADES

Beaucoup de prêtres peuvent témoigner de la joie de pouvoir donner ce sacrement auprès de personnes malades ou âgées entourées des membres de la famille ou au cours du pèlerinage à Lourdes. Mais pourquoi un sacrement pour les malades ?

Notre corps est le lieu privilégié de la révélation de Dieu. Au centre de notre foi il y a la venue du Fils de Dieu qui a pris un corps humain dans le sein de la Vierge Marie. Pour la Bible, le corps est l’œuvre de Dieu, le Temple de l’Esprit Saint ; notre corps est une réalité spirituelle. Cette réalité spirituelle du corps, l’Eglise en prend soin par un sacrement particulier : l’onction des malades.

Le sacrement de l’onction des malades a pour but de conférer une grâce spéciale au chrétien qui éprouve des difficultés inhérentes à l’état de maladie grave ou à la vieillesse. Il est signe de la tendresse de Dieu pour la personne qui souffre. Le sacrement de l’onction des malades a comme effets : le réconfort, la paix et le courage pour supporter dans la foi les souffrances de la maladie ou de la vieillesse, le pardon des péchés si le malade n’a pas pu se confesser avant à cause de la gravité de son état, enfin la préparation au passage à la vie éternelle.

L’onction des malades est à l’intention des chrétiens dont la santé est affectée dangereusement à cause de la maladie ou de la vieillesse. Elle est une aide précieuse quand la maladie devient une épreuve difficile à supporter. Elle est aussi destinée aux personnes qui doivent subir une opération sérieuse et aux personnes âgées dont les forces déclinent (l’Onction ne remplace en aucune façon les soins médicaux).

Ce sacrement trouve sa source dans la lettre de Saint Jacques : « L’un de vous est malade ? Qu’il appelle les Anciens en fonction dans l’Église : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon. » (Jacques 5, 14-15)

Le sacrement des malades peut aussi être une aide pour franchir une étape dans notre vie et pas seulement au moment de notre agonie. Le Concile Vatican II déclare au n°11 de la Constitution sur l’Eglise, Lumen Gentium : « Par la sainte onction des malades et la prière des prêtres, c’est l’Église tout entière qui recommande les malades au Seigneur souffrant et glorifié, pour qu’il les soulage et les sauve ; bien mieux, elle les exhorte de s’associer librement à la passion et à la mort du Christ afin d’apporter leur part pour le bien du Peuple de Dieu. »

Père Gaël Bénéat