PÈLERINS DE L’ESPÉRANCE

Notre groupement paroissial fêtera cette année les 60 ans de la construction et de la consécration de l’église Saint-Thibaut. Cette année sera l’occasion de rendre grâce pour l’engagement et la fidélité des paroissiens qui ont porté le projet immense de la construction d’une église et qui l’ont animée depuis lors. Je pense plus particulièrement aux membres de l’Association Paroissiale les Amis de Saint-Thibaut qui se dévouent pour l’église Saint-Thibaut et la paroisse de Marly-le-Roi. Cette joie des 60 ans de l’église Saint-Thibaut ne doit pas rester un évènement limité aux seuls paroissiens de Marly-le-Roi, c’est tout le groupement paroissial qui doit s’associer à cette fête : la paroisse Sainte-Anne de l’Étang-la-Ville et la paroisse Saint-Louis du Port-Marly. Bien sûr les trois paroisses de notre groupement ont leurs particularités propres, mais dans le Christ nous sommes un, ainsi notre joie est une.

Mais c’est encore aux nombreux habitants de notre groupement que cette joie doit être annoncée. La fête du Jubilé doit devenir une année de grâce pour annoncer l’Evangile autour de soi. Le pape François au début de son pontificat nous appelait ainsi à ne pas enfermer l’Évangile dans les limites de nos célébrations, de ne pas avoir peur de proposer la bonne nouvelle de Jésus-Christ dans les périphéries les plus éloignées : « L’Église “en sortie” est la communauté des disciples missionnaires qui prennent l’initiative, qui s’impliquent, qui accompagnent, qui fructifient et qui fêtent. » (EG n°24).

Pour entrer dans cette mission d’annoncer la joie de l’Évangile au cours de notre Jubilé, inutile de prendre des cours de communication, de s’inscrire à des conférences savantes, de bomber le torse et de vouloir tout faire à la force du poignet ! C’est d’abord en cultivant une petite vertu, bien modeste, que nous trouverons l’énergie pour dépasser nos craintes et nos timidités : c’est en s’appuyant sur la petite fille Espérance. L’Espérance ne craint pas de s’élancer sur le chemin, elle ne cherche pas à ménager ses forces, à réfléchir à la rentabilité des moyens engagés, au calcul du risque. L’Espérance cultive la vertu de l’enfance qui s’émerveille de tout et possède une confiance dans l’avenir. Dans ces temps troublés, où beaucoup de nos contemporains sont sans espoir dans l’avenir, nous avons à porter une espérance inouïe : Dieu n’a pas oublié son peuple, Il vient pour nous sauver, Il demeure dans les églises et vous y attend ; entrez tout est prêt. Dieu est au côté des pèlerins de l’Espérance pour nous faire traverser ces temps obscurs et nous conduire dans sa maison. « L’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. » (Rm 5, 5)

Père Gaël Bénéat+