Nouveau Sceau pour la paroisse Saint-Louis du Port-Marly

« Taillé de gueules et d’azur à la nef équipée d’or, la voile chargée d’une croix pattée de gueule, et voguant sur des ondes d’or brochant sur la partition, accompagnée en chef à dextre d’une étoile d’or et à senestre d’une fleur de lys de même. »

Les paroisses catholiques doivent avoir un sceau officiel, servant à certifier les actes canoniques de la paroisse (Code de Droit Canonique, Canon 535 § 3.) L’ancien sceau de la paroisse était un sceau rond sans originalité.

Les sceaux de la paroisse Saint-Vigor & Saint-Thibaut et de la paroisse Sainte-Anne ont été refaits à l’occasion des 60 ans de l’église Saint-Thibaut et de la bénédiction de la salle paroissiale Saint-Joachim de l’Étang-la-Ville ; il manquait la réalisation d’un nouveau sceau pour la paroisse Saint-Louis du Port-Marly, un nouveau sceau qui illustrerait, sous la forme de symboles, des éléments de l’histoire de la paroisse Saint-Louis. Voici le nouveau sceau, avec son explication symbolique.

 La symbolique du nouveau sceau de la paroisse

L’étoile représente la bienheureuse Vierge Marie. La sainte mère de Dieu est particulièrement honorée dans la paroisse lors des fêtes de Notre Dame de Fatima et de l’Immaculée Conception. La fleur de lys sur le sceau paroissial est le symbole du saint patron de la paroisse du Port-Marly et du diocèse de Versailles, le roi Saint Louis, baptisé à la collégiale de Poissy.

L’élément central du nouveau sceau est le navire, flottant sur les eaux, et dont la voile est marquée de la croix du Christ. Cet élément est repris à partir du blason de la ville du Port-Marly, qui évoque l’origine de la ville qui était autrefois « le port de Marly ». C’est de ce port fluvial que partaient les marchandises vers Paris ou vers la Normandie. En 1778, Louis XVI l’a doté d’une chapelle bientôt érigée en cure et paroisse Saint-Louis (1785). C’est sur cette église et paroisse que les habitants s’appuieront pour demander leur détachement de Marly et éliront leur propre municipalité (février 1790).

Le navire, dont la voile est marquée de la croix, évoque aussi la figure de Saint Louis, qui a choisi, par deux fois, de se croiser pour partir à Jérusalem. Ces deux croisades ont été des échecs politiques, mais pour le roi Louis IX, ce pèlerinage vers la Terre Sainte a été l’occasion d’une purification radicale : souffrant et mourant de maladie loin de son pays, il a grandi dans l’imitation du Christ, humble et pauvre, et ainsi Louis de France est devenu Saint Louis, le saint patron du diocèse de Versailles et de la paroisse du Port-Marly.

La nef est également le symbole antique de l’Église ; celle-ci, traversant toutes les tempêtes, est conduite par le bon pilote, le Christ, vers le bon port de la vie éternelle. Un père de l’Eglise en donne une image saisissante : « La mer est le monde. L’Église, comme un navire est secouée par les flots, mais non submergée. Elle a en effet avec elle un pilote expérimenté, le Christ. Elle a en son milieu le trophée vainqueur de la mort de la mort, comme si elle portait la croix du Christ avec elle. Sa proue est à l’Orient, sa poupe à l’Occident, sa carène au midi. Elle a pour gouvernail les deux Testaments. Ses cordages sont tendus comme la charité du Christ, serrant l’Eglise. » (Hippolyte de Rome). Les croyants prennent place dans le navire pour vaincre les embûches de ce monde et les tempêtes des passions. Le bois du navire devient un symbole du bois de la croix, instrument du salut.

Au Moyen-Âge, le navire deviendra la modeste barque de Saint Pierre, là encore un symbole de l’Église. C’est l’unité de l’Église autour du successeur de l’apôtre Pierre qui sera mis en avant. Notre attachement sincère au Pape et à son magistère est la garantie solide que nous sommes bien dans le bon bateau et dans la bonne direction. Nous nous tournons, depuis la “barque de Pierre”, vers l’Étoile de la mer, vers la Mère du Bon Conseil, comme vers un signe d’espérance.