Mise à jour 20 Avril 2019             



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PÂQUES, RÉSURRECTION DU SEIGNEUR
Solennité des solennités
Pâques = JOIE




Lorsque le Pape François écrit: «Il y a des chrétiens qui semblent avoir un air de Carême sans Pâques», il nous invite à la joie, à la joie profonde, à la joie chrétienne.
Quelle est cette joie?
Cette joie n’est pas subjective, auto-centrée, issue d’une série de raisonnements et de connaissances considérées comme réconfortantes, tel un «doudou» intellectuel ou émotionnel. Cette joie n’est pas une abstraction, incapable de se laisser toucher par ceux qui nous entourent. Cette joie n’est pas celle «d’un Dieu sans Christ, d’un Christ sans Eglise, d’une Eglise sans peuple».
Cette joie est comme un rayon de lumière qui naît de la certitude personnelle d’être infiniment aimé, sans condition, au-delà de tout.
Comment vivre cette joie aussi dans les épreuves?
Cette joie n’est liée ni au divertissement ni à la jouissance. Cette joie n’est pas dans la négation du réel, comme de se mentir ou de mentir, de simuler, de préférer cacher voire ignorer les difficultés, les souffrances, la maladie... la croix.
Cette joie est comme une confiance secrète mais ferme, même au milieu des plus grandes difficultés. «La personne qui voit les choses comme elles sont réellement se laisse transpercer par la douleur et pleure dans son cœur, elle est capable de toucher les profondeurs de la vie et d’être authentiquement heureuse».
D’où vient cette joie?
Cette joie ne nécessite pas d’innombrables conditions (quand il y aura du soleil, à tel endroit...).Cette joie ne vient pas de tel objet ou tel service consommé qui, s’il peut procurer du plaisir, aura bien du mal à donner la joie.
Cette joie vient d’une rencontre: «A l’origine du fait d’être chrétien il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive».
C’est seulement grâce à cette rencontre avec le Christ, avec l’amour de Dieu que nous vivrons cette joie réelle, profonde, chrétienne. Gardons en mémoire l’explosion de joie des disciples d’Emmaüs lorsqu’ils reconnurent le Christ ressuscité(Lc24), de celle de la Veillée pascale, des baptisés, des néophytes!
« Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète» (Jn 15, 11).

Père Alain de Campigneulles, serviteur de votre joie pascale.


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Le signe de Notre-Dame en feu


Aurions-nous imaginé voir Notre-Dame en feu ? Certes, ce ne sont que du bois et des pierres, et non un être de chair et de sang, mais cette Belle-Dame assise sur son île entre les deux rives de la Seine qui l’enserre, et maintenant la pleure, était comme vivante.
L’art sublime la matière. Il est la manifestation concrète de notre aspiration à un dépassement et, pour certains, un signe qui renvoie discrètement à la transcendance, qui appelle son « venir jusqu’à nous », qui rappelle sa « venue paradoxale » en un Roi d’humilité, moqué et crucifié, qui suscite notre consentir à la fragilité par quoi nous sommes vraiment humain.
Mais la Belle-Dame a gardé son squelette. L’esprit d’Ezéchiel la voit déjà s’animer à nouveau. Celle qui fut construite, comme beaucoup d’autres, en l’honneur de la Vierge sainte, abritera à nouveau sous son manteau de pierres ceux qui se tournent vers Dieu ou, plus largement, les chercheurs de sens ou les curieux.
Sur le plan patrimonial, tout a été dit en boucle à la télé, à la radio.
Et il est heureux de constater que ce désastre ne touche pas seulement le monde catholique, mais un très grand nombre de personnes en France et à l’étranger, et qu’il pourrait devenir un ferment d’unité (encore qu’il ne faille pas trop s’enflammer, s’illusionner, ce fait seul ne suffira pas, les divisions sont trop profondes).
Mais il y a un patrimoine encore beaucoup plus important, fruit d’une histoire incomparablement plus longue au fil des générations : l’histoire humaine depuis l’origine jusqu’à aujourd’hui dont nous sommes le fruit.
Ce patrimoine, c’est nous, c’est toi, c’est moi : « juge de toutes choses, imbécile ver de terre, dépositaire du vrai, cloaque d’incertitude et d’erreur, gloire et rebut de l’univers » dirait Pascal !
Ce patrimoine vivant (qu’on oublie d’entretenir), ce sont nos relations humaines, nos cultures humaines et la terre qui les abrite.
Bien sûr, il faut reconstruire Notre-Dame, qui participe à notre identité nationale, qui est l’un des trésors artistiques les plus précieux de l’humanité, l’un des sanctuaires spirituels majeurs parmi ceux du monde. C’est un beau projet, mais sur le plan spirituel chrétien, il y a une urgence beaucoup plus urgente.
Je suis sûr que chaque chrétien, vraiment chrétien, l’a pensé dans son cœur sans toujours pouvoir le formuler de sa bouche : ce qu’il faut reconstruire aussi, à l’aide d’un feu intérieur, d’une ardeur qui construit et non détruit, c’est l’Église faite de pierres vivantes, l’Église faite du bois de la Croix, l’Église faite de la victoire de l’Amour sur la mort, l’Église avec un grand « E ».
Je lis l’incendie de Notre-Dame – avec tant d’autres, sans doute – comme le signe d’un appel à un renouvellement radical en ce temps où les scandales éclaboussent l’Église, en ce temps où son message est devenu si peu audible pour le grand nombre, même pour certains chrétiens, dont l’identité est troublée, dont la foi se meurt.
Le squelette de la Belle-Dame est toujours debout, ce n’est pas la structure de l’Église qui est atteinte, c’est le bois plus fragile, la chair. Le Christ ne s’est-il pas fait chair pour sauver la chair ? Pourquoi ne pas vivre la semaine sainte avec encore plus d’intensité, de foi, d’espérance et de charité ?
À l’époque du début de la construction de Notre-Dame, au-delà des Alpes, dans la douce Ombrie, proche de la Toscane, celui qui devait devenir saint François d’Assise avait entendu un appel à réparer l’église qui tombait en ruines.
Il s’attacha d’abord à réparer la petite église Saint-Damien, lieu de ce message inattendu, avant de comprendre que c’était de la grande Église faite d’êtres humains, faite de la chair et des os de notre humanité qu’il s’agissait, et non de bois, si nobles soient-ils, non de pierres, si bien taillées soit-elles. Et voilà qu’environ 800 ans plus tard, un pape a pris le nom de « François » en référence au Poverello d’Assise. Ne serait-ce pas pour réparer l’Église ?
Et voilà qu’environ 800 ans plus tard, Notre-Dame est la proie des flammes. Ne serait-ce pas pour que nous participions à la réparation de l’Église (avec un grand « E ») ?
Cela ne se fera-t-il si nous ne devenons pas, au sens spirituel, des charpentiers (comme le Seigneur lui-même), des tailleurs de pierres, des restaurateurs de vitraux pour laisser passer, à travers nous, la lumière de Dieu ?
Cela se fera-t-il si nous ne répondons pas positivement et ardemment à l’appel à la sainteté ?

Raymond JARNET Mardi saint 2019, le lendemain de l’incendie de Notre-Dame de Paris



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Voici le message de Carême du Pape.

>> Message





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Film de la conférence






Voici un autre éclairage sur ce sujet


>> Interview du jeune évêque auxiliaire de Lyon



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Au milieu de la tempête que traverse l’Eglise, voici quelques textes pour nourrir notre réflexion, éclairer notre regard et stimuler notre propre conversion.


Lettre du Pape François au Peuple de Dieu, Rome, 20 août 2018.

>> Lire lettre du Pape

Message des évêques de France adressé au peuple de Dieu qui est en France, Paris, 12 septembre 2018.

>> Lire message

Conférence des évêques de France, Lutter contre la pédophilie, Bayard Editions – Mame - Les éditions du Cerf, janvier 2017.

Mgr Luc Ravel, Mieux vaut tard. Lettre pastorale sur les abus sexuels. L’Eglise en Alsace, 29 août 2018.

>> Lire lettre

Marie-Jo Thiel, L’Eglise catholique face aux abus sexuels sur mineurs, Bayard, 6 mars 2019.

Mgr Luc Ravel, Comme un cœur qui écoute. La parole vraie d’un évêque sur les abus sexuels, Artège, 20 mars 2019.

Mgr Matthieu Rougé, L’Eglise n’a pas dit son dernier mot. Petit traité d’antidéfaitisme catholique, Robert Laffont, Paris, 2014.

Ces textes et ces livres seront en vente au stand librairie de La Barque de Pierre (1) , à l’issue de la conférence de Mgr Bruno Valentin, samedi 23 mars à St- Thibaut.



(1) La Barque de Pierre, 36 rue des Louviers 78100 St-Germain-en-Laye – Tél. 01 39 73 00 14 – barquedepierre@orange.fr



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22 au 27 avril : Pèlerinage diocésain et paroissial à Lourdes

Pèlerinage paroissial dans le cadre du Pèlerinage diocésain avec Mgr Aumonier, évêque de Versailles et le Père Olivier de Rubercy.

Nous sommes tous attendus : collégiens, lycéens, étudiants, adultes seuls, familles, malades ou valides, grands-parents et petits-enfants, hospitaliers au service des malades …

Date limite d’inscription : 3 février 2019

Informations auprès de Patrice & Jacqueline Laurence 06 60 37 90 83
patrice.laurence78@sfr.fr




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Renouvellement du mobilier liturgique de l'église Saint-Vigor


Dans la dynamique des travaux de restauration de l’église Saint-Vigor menés par la commune de Marly-le-Roi, avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles d'Ile-de-France, du Conseil Régional d’Ile-de-France, du Conseil départemental des Yvelines et de la Fondation du Patrimoine, la paroisse de Marly-le-Roi a mis en place un groupe de travail et lancé un concours d’artistes pour renouveler son mobilier liturgique.
Une souscription est lancée. Si vous souhaitez y participer, il est possible de faire un don en ligne sur

Faites un don en ligne, soutenez l'action de l'Eglise catholique en Yvelines (sélectionner souscription paroissiale puis mobilier liturgique Saint-Vigor Marly-le-Roi).

>> Tract pour la souscription



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>>> guide complet



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Pour une paroisse plus missionnaire




« L’activité missionnaire représente, aujourd’hui encore, le plus grand des défis pour l’Église et la cause missionnaire doit avoir la première place. Que se passerait-il si nous prenions réellement au sérieux ces paroles ? »
(Pape François, La joie de l’Evangile §15).

>>> Détail de la démarche



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Denier de l'Eglise


>> pour la vie matérielle de vos prêtres et de vos séminaristes,
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